Didier Deschamps : «La dernière répétition»

«Qu'attendez-vous de voir lors de ce dernier match de préparation avant le début du Mondial ?

Didier Deschamps : «La dernière répétition»

Très détendu, Didier Deschamps a expliqué ce vendredi que le dernier match de préparation des Bleus à la Coupe du monde, samedi (21h00) face aux États-Unis, allait lui permettre d'avoir de nouveaux enseignements sur son équipe pour «nourrir sa réflexion».

«Qu'attendez-vous de voir lors de ce dernier match de préparation avant le début du Mondial 

On peut toujours faire mieux, mais il faut surtout qu'on garde cette capacité à mettre l'adversaire en difficulté et à se créer des occasions. On est perfectibles dans beaucoup de domaines. Les deux phases importantes, c'est quand on passe de l'offensive à la défensive. Elle est toujours délicate. Dans l'autre, on est bien même s'il faut rajouter un peu plus d'efficacité. Rien ne remplace la compétition. On n'aura pas le même adversaire demain que le 16 juin (l'Australie). Il faut faire en sorte de tout répéter pour que ça devienne naturel.

Quelles indications avez-vous reçues jusque-là et que reste-t-il à travailler ? 

On en apprend tous les jours. Même si je connais bien les 23 joueurs, il y a toujours des infos supplémentaires. Pour le moment, tout se passe bien. On a effectué une charge de travail importante cette semaine, c'était le moment. C'est la dernière répétition avant les matches qui nous attendent. Il y avait des enseignements après l'Irlande et l'Italie, il y en aura aussi demain, qui nourrissent la réflexion.

Les matches de préparation ont-ils changé quelque chose dans celle-ci ? 

Non pas spécialement. Il y a des données supplémentaires. J'ai une mémoire sélective, je ne prends que les bonnes données. (Rires)

«Les joueurs ont habitués à la concurrence»

Ce sera la dernière occasion pour certains de marquer des points, dans un groupe où il y a beaucoup de concurrence. Comment la jugez-vous ?

Elle y est pour tout le monde, à tous les postes. Je ne vais pas m'en plaindre. Mes choix ont été difficiles pour faire la liste des 23, et pour le onze qui débute, ils ne sont pas simples. J'ai des options différentes, c'est la haute compétition. Les joueurs sont habitués à la concurrence en club, c'est aussi le cas en équipe de France.

Est-ce une bonne nouvelle pour vous que les joueurs aient réglé leur avenir personnel avant le Mondial ?

Pour Sam (Samuel Umtiti), c'est surtout son banquier qui doit être content. (Rires) Dans la mesure du possible, c'est mieux que leur avenir soit réglé. Mais peut-être que certains joueurs pensent rester au même endroit, et à la fin du Mondial, n'y seront pas. Qui ? Je n'ai pas d'infos, c'est le mercato. C'est mieux d'avoir l'esprit libre.

«Il vaut mieux arriver en Russie avec le plein de confiance»

Avez-vous hâte d'être en Russie ?

Je vis au jour le jour, bien, très bien même, avec l'ensemble du groupe. On arrive en fin de préparation, et avec notre départ dimanche, on bascule. Le temps passe vite, quand même. Il n'y a pas d'anxiété ou de hâte. Ça va venir vite de toute façon. Mes journées sont suffisamment remplies. C'est une partie importante par rapport à ce qui nous attend. Il vaut mieux y arriver avec le plein de confiance mais ce n'est pas pour autant que ça va nous donner des garanties, bien au contraire.

Lors de sa visite à Clairefontaine, Emmanuel Macron vous a mis une sacrée pression en vous demandant de ramener la deuxième étoile. Le ressentez-vous aussi de cette manière ? 

J'ai les coudes qui me tombent du front. (Rires) Je suis déjà au pilotis (sic). La route est longue et périlleuse, on va tout faire pour être le plus performants possible. Si par bonheur, on arrive à faire plaisir à notre président de la République, on ne va pas s'en plaindre.»

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Date de dernière mise à jour : 08/06/2018